12 février 2003

Dali

Dali, le 12 février
De mieux en mieux. J'ai eu peur en arrivant (reconstructions massives, pizzas et burgers le long d'une rue entière), mais toujours la même conclusion, vive le tourisme de masse et une rue plus loin, c'est la Chine sans lumière et son charme intact. Les mamies qui discutent une heure le cul à l'air, accroupies dans les chiottes publiques encombrées de serviettes hygiéniques. Des femmes saoules qui fument comme moi, des cris et des disputes, la camaraderie et les amours qui foirent, une serveuse qui danse avec un seau, des amoncellements de thermos, le bruit mah-jong des bols entassés, de petits margoulins avec des pendentifs clignotants et des natels qui ne répondent plus, de gros pleins de soupe qui regardent les étoiles, des 1,50 m de rides courbées parlant un langage incompréhensible dans leurs pantalons langes et sous leur bonnet brodé, des fleurs partout et des cours intérieures, des montagnes et un lac (on ne se refait pas). Crachats, pets, bruits et puanteur: vive la Chine non aseptisée.
Cinq minutes plus tard, grâce aux effluves de ma dernière Dali pijiu, me voici transformée en princesse Leila, avec des antennes paraboliques prétendument Naxi (la minorité du coin) dans mes tresses de Heidi. Ce qui m'a nez en moins permis de capter 5/5 une série classique chinoise revisitée de comique télévisé avec interludes karaoké.
Presque tout ce que je raconte vaut pour avant et après, mais le dépaysement me décale suffisamment pour que j'arrête de râler.

Posté par lorellou à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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