09 février 2003

Shanghai-Suzhou-Kunming

Kunming, le 9 février

Les deux premières semaines de mes vacances ont été consacrées à guider mon amie Caroline dans les ruelles pékinoises enneigées, puis à découvrir à ses côtés les ruelles autrement plus animées de Shanghai qui, dans les interstices de ses hauts buildings et le vernis de ses restes coloniaux a réussi à inventer de petits coins villageois où les mamies discutent, tricotent et lavent leur lessive sous les étendages de petites culottes et de canards ou bouts de lard.
Nous nous sommes ensuite ressourcées dans les jardins ésotériques de Suzhou dont chacun des pavillons et des paysages domestiques en miniature porte un nom inspire d'un merveilleux poème Tang ou Ming ou Qing (enfin, à la fin ça devient un peu confus). Cependant, oasis de calme bienvenues, presque isolées des pétarades incessantes du Nouvel An chinois qui, dans un autre coin (exemple le campus de Tianjin), vous font vite penser que vous êtes sous le feu des snipers. La visite finalement aura surtout été gastronomique (ah jiaozi, baozi et zongzi, tous ces petits délices qui fondent dans votre bouche avant que vous vous aperceviez que vous n'avez plus faim ... et même souvent vous n'aviez pas faim).
Maintenant que Caroline est partie, le second chapitre vient à peine de débuter mais semble déjà plein de promesses: après quelques 43 heures de train plutôt reposantes finalement (le train, ça me fait dormir et dans les intervalles je me suis amusée avec une nuée de petits Chinois et avec Salman Rushdie - sans rapport bien sûr), je suis arrivée cet après-midi à Kunming. Au premier abord, il me semblait que c'était une ville chinoise comme les autres (elles se ressemblent toujours au début), jusqu'à ce que ma première exploration me perde (milule) dans un de ses multiples coeurs. Et là, surprise, peut-être parce que je viens d'une ville où il ne se passe rien (ou peut-être ne s'y passe-t-il rien parce que je ne sors pas assez, le croirez-vous), les gens s'amusent et rient et sortent et oui, il fait jour jusqu'à 7 heures et il souffle un vent printanier. Ce qui suffit à me donner des ailes et à me réjouir de parcourir la province du sud des nuages (Yunnan). La nuit et ma faim ont interrompu mes découvertes pour l'instant, mais la suite au prochaine épisode.

Posté par lorellou à 15:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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